Jean-Pierre Althaus

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Né à Genève, Jean-Pierre Althaus est attiré très tôt par la littérature, la philosophie, l’histoire, le cinéma et le théâtre. Bien qu’habitant le quartier des Grottes, il aime rejoindre souvent son père qui possède une petite carrosserie, à l’autre bout du canton, à la rue Jacques- Dalphin, non loin du premier Théâtre de Carouge. Plus intéressé par les comédiens que par les « belles américaines » des années soixante, que son père répare, Jean-Pierre Althaus se passionne pour les spectacles montés par Philippe Mentha ou François Simon. Une vocation se profile.


Il suit des cours d’art dramatique chez Germaine Tournier tout en achevant ses études de journalisme. Il travaille régulièrement pour différents journaux genevois. Que l’article soit politique, sportif ou culturel, il soigne l’originalité de son style et tente à chaque fois de donner une petite touche philosophique au contenu.


Il rejoint ensuite l’équipe des élèves de Philippe Mentha. Il est le premier à qui le maître confie un rôle. Il a la chance de pouvoir jouer sous la direction de François Simon qui le lance véritablement dans une carrière de comédien. Il interprète des personnages de grands auteurs dans des théâtres comme celui de La Comédie, de Carouge ou de Vidy, ainsi qu’à la télévision et au cinéma. En 1976, Jean-Louis Barrault l’embarque dans « Christophe Colomb », de Paul Claudel, avec Laurent Terzieff.


En 1979, il est nommé directeur du théâtre l’Octogone à Pully, un espace scénique de création et d’accueil qu’il dirige pendant trente et un ans. Durant cette période, il ne cesse de jouer et d’écrire. Il collabore pendant deux ans à la rubrique arts et culture du quotidien « 24 Heures ». En 1989, il hérite, en plus de sa fonction de directeur de théâtre, de la responsabilité des affaires culturelles de la ville de Pully. En juillet 2010, Frédéric Mitterrand, alors ministre, lui décerne le grade de chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres.

 

 

Une envie plus littéraire

 

À force de goûter au plaisir de lire beaucoup, puis d’incarner des rôles inventés par Molière, Shakespeare ou Tchekhov, Jean-Pierre Althaus a envie de tenter une expérience d’écriture différente de celle inhérente au journalisme.

 

Son univers du théâtre lui indique la voie. Il commence par publier un livre sur l’art du comédien et sur sa façon de parvenir à trouver la vraie nature de son personnage. L’ouvrage est truffé de témoignages de grands interprètes.

 


En 1989, il aide un ami à créer le Café-Théâtre de La Voirie à Pully. Pour l’ouverture du lieu, une troupe locale donne naissance à sa première comédie satirique. Le succès est tel que le spectacle se joue pendant deux mois.

 

 

Un véritable encouragement pour continuer

 

Il a le plaisir de voir dix-sept de ses pièces montées sur scène, sans compter les reprises, et celui d’avoir huit livres publiés. Ses sources d’inspiration sont évidemment le théâtre, les figures mythiques de l’histoire, des légendes, de l’art dramatique et de la littérature, principalement les femmes.

 

 

Une écriture sur mesure

 

Pour fêter les trente ans de l’Octogone, il s’écrit, sur mesure, un « seul en scène » d’humour : « Le Clou du spectacle est dans la boîte à outils ». Le résultat l’incite à persévérer en lui permettant de se créer un style scénique propre. Plusieurs productions similaires suivent, le créneau lui réussit.

 

L’une d’elles aboutit, en 2019, sur la publication de « Envoûtantes héroïnes – Le destin fascinant des grandes figures féminines de la littérature » ; un livre exhaustif qui non seulement décrit un processus de création pour la scène, avec ses sources d’inspiration, mais aussi celui des grands auteurs qui imaginèrent des héroïnes désormais aussi célèbres qu’eux.

 

 

 

Publications

 

 

Envoûtantes héroïnes

Le destin fascinant des grandes figures féminines de la littérature

(Editions Favre, 2019).

 

Cette publication a une belle histoire, elle naît d’un spectacle. Celui-ci se crée, en 2017, lors du festival « Le Livre sur les Quais » à Morges. En 2018, ce monologue est ensuite adapté pour une version cinématographique.

 

Le livre est donc issu de cette belle aventure théâtrale et artistique. Il contient non seulement le texte du monologue, souvent réclamé par des étudiants et d’autres spectateurs à l’issue des représentations, mais aussi un éclairage personnel de l’auteur sur les héroïnes placées sous les feux de la rampe et sur leurs créateurs, les grands écrivains. Il voyage dans les coulisses de la création littéraire en expliquant l’alchimie de la naissance d’un grand personnage de fiction, il tente d’exhaler le parfum de la beauté d’un style qui permit à un être issu de l’imagination de devenir un mythe passé à la postérité. L’ouvrage est un essai, imprégné de références historiques, qui tente de sensibiliser le lecteur à l’esthétique des écrivains dont la notoriété n’est plus à faire.

 

Ce monologue scénique, qui donne naissance à ce livre élaboré à partir de là, révèle aussi une part biographique de son auteur. Enfant, puis adolescent, il se passionne pour les héroïnes de la littérature classique : Emma Bovary, Anna Karénine, la marquise de Merteuil et bien d’autres encore. De plus en plus attiré par ces figures féminines romanesques, il se rend compte que cette « addiction » lui est bénéfique et même recommandée pour une consommation sans modération. Grâce à elles, il découvre le plaisir incommensurable de lire dès sa plus tendre enfance. Un plaisir qu’il désire désormais faire partager.

 

Emmanuelle Seigner,

Cinéma, théâtre, mode et chanson (Editions Favre, 2014).

Biographie de l’actrice Emmanuelle Seigner.

 

Mitsou, histoire d’un chat

(Editions Les Belles Lettres, 2004).

Adaptation théâtrale d’une nouvelle de Rilke. Contient un CD avec la voix de Michael Lonsdale.

 

L’Homme est un loup pour l’ogre

(Editions Séguier, 2002).

Récits de grandes rencontres avec des femmes et des hommes issus du monde de la création artistique.

 

Le Mystère de Sétépen-Rê

(Editions Séguier/Archimbaud, 2002).

Roman fantastique qui relate un épisode étrange de la vie de Néfertiti.

 

Du Barnum chez Burne ou les Amants de l’Arène

(Editions L’Âge d’Homme, 1996).

Comédie qui raconte la vie de deux artistes de cirque : Roméo et Juliette.

 

Elle a du chien Mademoiselle Baskerville

(Editions L'Aire, 1992)

Comédie autour d’une enquête de Sherlock Holmes.

 

Voyage dans le théâtre

(Editions Favre, 1983)

Essai sur l’art du théâtre et sur les comédiens.

 

 

 

 

Quelques pièces créées au théâtre

 

 

Anna, Nana, nanana…

(Casino de Morges, 2017). Divertissement littéraire et théâtral.

 

Les Pensées ne sont pas que des fleurs

(Cave du Château de Saint-Prex, 2015).- Divertissement philosophique et théâtral.

 

Néfertiti et Gominet

(Théâtre Montreux-Riviera, 2015). Satire historique sur fond de science-fiction.

 

Entrée des artistes

(Hôtel de La Paix, Lausanne, 2014) - Spectacle sur les chansons de la Belle Epoque.

 

Heidi Baba et les Quarante Yodleurs

(Café-Théâtre de La Voirie de Pully et Théâtre de l’Odéon de Villeneuve, 2012) - Comédie autour des légendes suisses.

 

Les Deux sont tombés sur la tête

(Théâtre Montreux-Riviera, 2011). Sketches pour une comédienne et un comédien.

 

Le Clou du spectacle est dans la boîte à outils

(L’Octogone de Pully, 2009) - Spectacle humoristique en hommage à l’univers du théâtre.

 

Paradis Lapin

(L’Octogone de Pully, 2004) avec Michel Grobéty.  - Pièce, inspirée de Beckett, pour deux clowns.

 

Le Vert de Desmoulins, ça ira

(L’Octogone de Pully, 2003) - Pièce historique sur une période importante de l’histoire vaudoise.

 

Du Barnum chez Burne ou les Amants de l’Arène

(Théâtre du Vieux- Quartier, Montreux, 1996) -  Comédie poétique sur le cirque en général et principalement sur Roméo et Juliette.

 

Elle a du chien, Mademoiselle Baskerville

(Théâtre du Vieux-Quartier, Montreux, 1992).-  Comédie parodique autour d’une enquête célèbre de Sherlock Holmes et du Docteur Watson.

 

 

 

 

POUR EN SAVOIR PLUS

 

Site de l'auteur, acteur et journaliste: http://www.althaus-productions.ch/

 

Avec petites vidéos de Jean-Pierre Althaus sur scène.