Evelyne Rivat Métrailler

|||

Evelyne Rivat Métrailler est née à Nyon (VD) en 1962 et vit à Nendaz actuellement. Enfance dans la campagne genevoise, adolescence dans les Hautes-Corbières en France, expérience américaine à Washington DC pendant trois ans, retour en Europe et la passion de la montagne et de la création artistique l’amènent à étudier pendant 5 ans (1990-1995) à l’Ecole Cantonale des Beaux-Arts de Sion. Puis mariage avec Christian, connu sur l’alpage et naissance de quatre garçons.

 

«  C’est la vie et la rencontre avec une multitude de personnes issues de milieux très différents voire opposés qui ont toujours été au cœur de mon inspiration. La nature et la nature humaine. Pour comprendre les choses et en parler, il faut plonger à corps perdu dans chaque situation afin d’en extraire le suc vital et finalement arriver à écrire, à mettre des mots sur toutes ces expériences riches de vécu, de pâte humaine.

 

L’enfance est studieuse, mais déjà très tôt, j’ai besoin d’exprimer ma créativité. Ce sont les nombreuses rencontres avec des artistes, peintres, photographes, philosophes, journalistes qui m’ont permis de me découvrir et de m’ouvrir au monde. La correspondance des artistes me passionne (Lettres à son frère Théo, Vincent Van Gogh, Lettres à un jeune poète, Rainer-Maria Rilke). Dans ma période pastorale et autarcique du Midi de la France, les récits enchanteurs du conteur Henri Gougaud (L’arbre aux trésors, l’Inquisiteur, etc…) me parlent. Inspirée par mon environnement sec, rude, venteux, j’écris de nombreux poèmes et textes très courts (haïkus). La sculpture, le dessin et la peinture sont de moyens d’expression que je pratique dans la ferme de mon père.

 

L’hiver venu, pour gagner quelques sous, je pars travailler en Valais dans les stations de ski. Pendant quatre mois, c’est une vie aux antipodes de ma réalité de bergère. Je suis au cœur de l’ambiance festive, débridée d’une saison aux remontées mécaniques. Après plusieurs années de fêtes et d’ascétisme, je pars pour les Etats-Unis où une nouvelle expérience me tend les bras. C’est la découverte de l’ambiance feutrée de la diplomatie à l’Ambassade allemande de Washington DC et les nuits palpitantes dans la capitale, à la rencontre des minorités hispaniques, afghanes, japonaises et noire-américaines.  Un auteur tel qu’Oscar Lewis, anthropologue (Les enfants de Sanchez, autobiographie d’une famille mexicaine) me touche beaucoup. Encore une fois, pour comprendre les choses et en parler le mieux possible, je reste au contact de cette aristocratie allemande tout en essayant de comprendre les mœurs des minorités vivant dans le dénuement le plus total.

 

Le retour en Europe me ramène dans le Canton du Valais où je décide de suivre la formation de l’Ecole Cantonale des Beaux-Arts après avoir rapidement obtenu mon baccalauréat en candidate libre (Lettres et langues) à Carcassonne. Pendant cinq ans, l’école me permet d’assouvir toutes mes passions pour la peinture, la photographie expérimentale, le dessin et bien sûr l’écriture. Je puise au fond de mon vécu, de mes diverses lectures (Maupassant, Kundera, Yourcenar, Mircea Eliade) afin d’être au plus près de la réalité. C’est une époque riche en rencontres, en partage, en expériences diverses.

 

Après l’obtention de mon diplôme en 1995, je tombe rapidement enceinte de mon premier garçon. Un nouveau chapitre s’ouvre et pas des moindres, puisque tous les manuels de savoir-faire ne pourront jamais expliquer les débuts de la vie, l’éducation et  surtout l’arrivée d’un petit handicapé au sein d’une famille.

 

Pendant 20 ans, ma créativité a été légèrement étouffée par les circonstances de la vie, mais elle ne demande qu’à s’épanouir, après avoir emmagasiné de nouvelles expériences humaines.

 

L’écriture devient alors l’élément indissociable de ce vécu. Dans  un style en apparence simple, sans précaution pour la bien-pensance, avec un ton très personnel qui va droit au but, avec des mots qui transpirent le réel, mais qui permettent aussi de s’évader vers un horizon plus poétique, j’ai trouvé le moyen d’expression qui me colle à la peau ».

 

 

Bibliographie et expositions

 

Le percussionniste, récit de vie, paraît en mai 2022 aux Editions Slatkine à Genève. C’est une approche personnelle du handicap, vécu à travers les yeux d’une maman attentive à ne pas tomber dans les travers du misérabilisme. Un regard optimiste sur un sujet pessimiste.

 

Virgile, la différence crée la richesse, court-métrage sorti en 2014. Présenté au village de Fey, à l’Unipop de Nendaz, à la SUVA.

 

Participation et responsabilités sociales, ouvrage commun, aux Editions Peter Lang, Berne  en 2009, avec mon texte « Essentielle : la complémentarité entre parents et professionnels », suite aux nombreux cycles de conférences, AIRHM, HES, HEP…

 

Prix d’encouragement littéraire de la Fondation du Rectorat à St Pierre-de-Clages en janvier 2008 pour le livre  Borborygmes

 

Borborygmes, récit de vie, paraît en mars 2006 à compte d’auteur (Imprimerie des Beaux-Arts de Lyon). C’est un émouvant message d’humanité sur la naissance d’un enfant polyhandicapé qui vient changer la donne dans une famille. Illustrations par les trois frères.

 

Ces mots qui fleurissent, avec mon texte  La coquille de noix», ouvrage commun aux Editions Calligraphy, Sierre, paraît en 2004,  suite à un atelier d’écriture animé par Anne Deriaz à la Ferme Asile de Sion.

 

Balades poétiques en Valais, en 2003, exposition photos avec un itinéraire non balisé sur des sentiers imaginaires empreints de poésie, de couleurs et de rêves.

 

Les âges de la femme, travail de mémoire en 1995, aux Beaux-Arts de Sion. C’est l’histoire de la femme valaisanne à travers les siècles, son évolution sous un angle artistique.

 

Travail de diplôme, peintures et photos au Manoir de la Ville de Martigny en juin 1995.

 

New-York, exposition commune en mai 1994 avec un travail personnel « Barbie », installation, photo, technique mixte au Centre de Loisirs et culture de Martigny.

 

Nature et Culture, à la Bibliothèque cantonale de Sion en novembre 1993. Une expo commune avec un travail personnel sur la mise en évidence (cadre doré) de produits issus de la nature et des vaches plus particulièrement