La fille au collier d’or, Manuela Gay-Crosier

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Auzou, collections Frissons Suisses

 

Quentin s’apprête à commencer un stage de fouilles archéologiques à Sion. Son père travaille au musée d’Histoire sur les hauts de la ville. A peine arrivé, le musée se fait cambrioler. Des objets de grande valeur, essentiellement des bijoux ont été dérobés. Alors qu’il pense avoir aperçu l’un des malfaiteurs ce soir-là, Quentin commence à faire des rêves étranges sur une jeune fille au collier d’or, un bijou qui fait partie des objets disparus.

 

 

Alors qu’il travaille dans les chantiers de fouilles souterrains de la ville pour son stage, un des ouvriers lui semble vraiment suspect. Sans trop oser en parler à sa famille, Quentin mène discrètement l’enquête jusqu’à se mettre dans des postures plutôt dangereuses. Heureusement, sa petite sœur Bérengère est une aide précieuse dans les moments-clés.

 

Un roman à mi-chemin entre aventure et enquête, qui saura tenir en haleine les jeunes lecteurs comme les moins jeunes. Le suspense est mystérieux à souhait. On se demande si Quentin va s’en sortir et si ces apparitions sont bien réelles. Les personnages sont attachants avec une petite touche d’humour. On savoure la juste dose de mystère de ce roman qui se dévore sans effort.

 

 

 

Extrait p. 47

 

« Personne. Il passa l’angle en direction du vestiaire et du local situés à quelques mètres de là et demeura un instant pétrifié. Une silhouette se découpait, près de la porte. Il ne la reconnaissait pas.

On aurait dit un enfant ou quelqu’un de très petite taille. La porte extérieure était-elle restée ouverte et un curieux serait entré à son insu ? Le silence était presque surnaturel. Aucun pas ne résonnait sur les passerelles, tandis qu’il observait la personne se mouvoir encore de quelques mètres. Puis elle s’immobilisa. Quentin crut distinguer une chevelure sombre, cependant l’image demeurait floue, comme dans un brouillard. Son cœur fit un bond. Il se remémora son rêve bizarre,  quelques nuits plut tôt. La silhouette ressemblait à celle de la jeune fille apparue en songe. »

 

Recension Sophie Perrin Piasenta