Francine Florent

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Se présente



Jean-Daniel Robert est né à Chêne-Bougeries, près de Genève, en 1949. Animateur pastoral à Genève, il est l’auteur de plus d’une dizaine de recueils poétiques et collabore à de nombreuses revues. Après Les dravasses, les Editions Encre Fraîche publient Journal de Noé, chronique du vieux refuge, son deuxième roman.

Ça, c’est une biographie accélérée. Si nous mettions des mots derrière cela, nous pourrions dire qu’avec le premier métier — comptable et employé de commerce — j’ai passé de la compta « à la main » aux premiers ordinateurs, d’énormes machines à ruban perforé, faisant un bruit d’enfer ou d’IRM, c’est selon !

En 1980, je réponds à ce qui me titille depuis longtemps et deviens donc assistant (ou animateur) pastoral, autant dire que je suis complètement ringard, aux dires de beaucoup de gens !! Travail auprès des 12-15 ans, des 18-25 ans, puis des parents de tout petits, formation biblique, etc. Puis, dès l’an 2000, je fais essentiellement de la formation d’adultes auprès des couples, notamment. Tout cela avec des ordinateurs qui ont progressé !!!

Ma jeunesse a été marquée par seize, dix-sept ou dix-huit étés en alpage, comme « bouèbe », — ou berger — sans parler des autres moments. J’y ai l’essentiel de mes racines, je crois.

L’écriture m’a accompagné depuis 1966, date importante dans ma vie. Longtemps, ce furent des poèmes, la tenue d’un journal depuis plus de vingt ans et, tout en continuant un travail poétique, le besoin de me mettre à raconter des histoires et de poser quelques questions qui me paraissent nécessaires, par les temps qui courent. Tout cela avec ma bonne vieille plume et l’ordinateur qui me permet de finaliser (à peu près) les choses !

Pour faire « Nuit des Césars », je dois dire que j’ai l’immense chance d’être accompagné dans tout ça par la patience de mon épouse, depuis fort longtemps... Et quand je suis dans l’écriture, je ne suis pas sûr qu’elle soit bien accompagnée (l’épouse, pas l’écriture !). D’autant plus que les projets sont nombreux, dans un coin ou l’autre de ma tête ! Il y a tant de genres littéraires possibles et tant de question du monde... Mais tout ça n’est pas « Nuit des Césars », c’est tout simplement vrai.


Bibliographie

  • EPÎTRES À THÉODULE , roman épistolaire (avec la complicité d’un certain Tancrède), éditions Monographic, Sierre (Valais, Suisse), 2015
  • LES CAUSEUSES, nouvelle, in « AU FIL DE L’ENCRE »,  éditions Encre Fraîche, Genève, 2014.
  • EGRÈNEMENTS », Poésie Vivante, Genève, 1986 [Epuisé]
  • ENTERRÉ LE TROISIÈME JOUR, Le Méridien Editeur, Paris, 1988 [Epuisé] ( Dès octobre 1990, « Le Méridien Editeur » s’appelle « Le Milieu du Jour » , désormais sous le nom de « Librairie Racine »)
  • REMONTÉES, Le Méridien Editeur, Paris, 1990 (Grand Prix de Poésie de la Ville de Béziers) [Epuisé]
  • LA COULÉE DU TEMPS, Centre Froissart, Valenciennes, 1990 (Prix de la Ville de Carcassonne 1990)
  • ET LES CAIRNS MARCHENT, Le Milieu du Jour, Paris, 1992 [Epuisé].
  • CES VISAGES QU’ON DÉLAISSE, Editions Unimuse, Tournai, 1992 (Prix Casterman, 1992)
  • 2008, réédition de tous mes ouvrages à compte d’éditeur en version e-book et papier chez Simpleedition, qui fermera ses portes en septembre 2010.
  • GUETTER LES BERGERS CHANTEURS, La Bartavelle Editeur, Charlieu (42), 1993
  • AVONS-NOUS BOUCLÉ LES COMPTES?, La Bartavelle Editeur, Charlieu (42), 1996
  • LE VOILE & L’OLIVIER, La Bartavelle Editeur, Charlieu (42), 1997
  • ETAT DE FERME, l ‘Arbre Editeur, Aizy-Jouy (02), 2002 (Prix Festival Rilke2003, Sierre)
  • DEUX À L’OUVRAGE, en collaboration avec Chantal LAMMERTYN (+ 2003), L’Arbre à paroles, Amay (B), 2004
  • LA BELLE ORIGINE, Encres Vives, Colomiers (31), 2005
  • LA COMBE DU JARDINIER, l’Arbre Editeur, Aizy-Jouy (02), 2005
  • LES DRAVASSES, roman, éditions Encre Fraîche, Genève, 2008
  • CHRONIQUE DU VIEUX REFUGE ou LE JOURNAL DE NOÉ, roman, éditions Encre Fraîche 2011. Lire le résumé et l'extrait
  • LA MÉMOIRE REFUSÉE, poèmes, Encres Vives, Colomiers (31), 2013. Lire
  • AMPHORISMES ET AUTRES FONDS DE VERS», poèmes, éditions du Douayeul, Douai (59), 2013 (Prix des Beffrois 2012) L'auteur le présente comme un livre de raison, au hasard de bouts rimés, d'haïkus, de petits textes en prose, de poèmes, tout cela écrit au hasard des coins de tables, des bistrotsPAIN & LEVAIN, Perret-Gentil, Genève, 1975

Divers

 

Textes publiés dans diverses revues, dont : « Les Alpes Vagabondes », « ARPA », « Cahiers Froissart », « Coup de Soleil », « Encres Vives », « Souffles », « Le Journal des Poètes », « Les Alpes » (mensuel du Club Alpin Suisse), « Résurrection », « Lieux d’Être », L’Estracelle, L’Arbre à Paroles, etc.

Collaboration à « Coup de Soleil » (74-Annecy) et à « Choisir » (Carouge -Genève)

Vidéo-film « Le Pays de Jean-Daniel ROBERT », par Arlette et Francis CHAUMORCEL, Editions de l’Epinette, F-59660 MERVILLE.

Membre de l’association « Autrices et Auteurs de Suisse » (AdS) et de « Pro Litteris » ; membre de « Cose-Calcre ».

 



Amphorismes
Et autres fonds de vers, poésie

La Côte

Résister à la haine
de ces lieux trop propres

Mémoire de l'enfance
immergée dans de fâcheux pique-niques
Les saucissons ruissellent d'accents gras,
largement appuyés par le pique-rate du coin,
à l'angle des pelouses imberbes.
Auto-suffisance des sam'suffit.

Le béton est devenu la culture principale
les champs sont au musée.
Les maisons de maître
aspirent les allées policées.
Ici règne une morte Europe
trop bien pensante et pensée
Même les blés
ont des airs d'intellectuels.
Pauvre Germaine...




Coordonnée de l'auteur

Email: jandaline@bluewin.ch - jeandanielrobert@outlook.fr
Site Internet: https://jeandanielrobert.wordpress.com



En 1975 un vieil artiste peintre m’offre sa douzaine de couteaux, en me conseillant de les utiliser en lieu et place des pinceaux. Bien que ne sachant rien sur le maniement de ses outils, je me lance dans la découverte en copiant, au tout début, des œuvres de Renoir, Monet, Degas. Outre portraits copiés sur le vif, je pose mon chevalet dans des paysage de toutes sorte. Très vite je deviens un reporter pictural grâce aux couteaux qui me permettent de capter d’un seul jet tout ce que je vois sans passer par le dessin. Encouragée par la Presse locale mes expositions sont très fructueuses et m’encouragent à continuer.

De retour en Suisse à Genève en 1980, je rencontre mon époux de 21 ans mon aîné. Brillant ingénieur au CERN, il avait décidé de passer sa retraite en voyage. Il dessina les plans de notre voilier Pictoris (constellation Sud représentant le chevalet du peintre) sur lequel nous vécûmes 12 ans .

Picturalement c’est la plus belle partie de ma vie car je peux capter en vrai des scènes étonnantes de l’ « ailleurs » rencontré sur notre route. L’Espagne, les Canaries, le Brésil où nous échouerons plusieurs semaines dans une Ile quasi-déserte.

Ensuite vinrent les Caraïbes avec ses couleurs extraordinaires et ses côtés vacances paradisiaques, Panama, Galápagos, Marquises, Tahiti, Hawaii Los Angeles et retour en Polynésie, puis Tonga, Nouvelle Zélande, Nouvelle Calédonie pour revenir à San Diego.

Durant toutes les escales, je plante mon chevalet dans des décors de rêve au sein même des sujets à peindre. C’est ainsi que j’arrive grâce à mes couteaux à rendre les plus belles teintes aux clichés entrevus, aux coloris naturels dans une spontanéité propre aux « sur le coup ». Mes expositions reportages sont toujours de vrais succès. Les amateurs sont heureux d’emporter dans leurs bagages un souvenir de leur voyage lointain souvent exécuté devant eux.

Après plus de 12 ans de croisière, mon époux et moi mettons pied à terre à La Jolla, banlieue de San Diego où je peins en publiqc dans un restaurant français. En parallèle je commence un livre sur la Peinture au couteau pour un éditeur français. Pour m’aider à expliquer mes gestes, je découvre une autre façon de peindre au couteau : la matière n’est plus en surépaisseur mais au contraire en lissage, et léchage complet du substrat. Je viens de trouver une expression très fine qui rend le « sfumato » bien connu des peintres italiens du 16ème siècle. Grâce à la technicité du moment, la mini caméra, je m’amuse à peindre en direct sur des musiques classiques des scènes toute à fait uniques et animées.On peut voir par exemple sur le « Beau Danube Bleu » des couples se former et évoluer en dansant jusqu’à la fin de l’œuvre.

En 1996 une maladie de mon mari nous force à revenir vivre en France. Je finis le livre qui est programmé pour les mois suivants, mais coup de théâtre, l’Editeur n’en veut plus. Je représente l’ouvrage aux Editions Ulisse qui le prennent en charge après épuration. Sous le titre « la Peinture au Couteau » de Francine Florent, il rencontre encore du succès puisqu’il est toujours vendu depuis 1999.

Après une petite vie tranquille et un cancer opéré à Genève, je vivais au ralenti en soignant l’Alzheimer de mon époux qui décède en 2010.

Pour me consoler de son absence et ne pas oublier mes souvenirs, je décide d’écrire une autobiographie sous le titre « Du gris à la Couleur » qui narre sans prétention le fil de ma vie et qui vient d’être publiée chez Bénévent.



En résumé je suis une chanceuse qui n’a eu que de la malchance….. mais qui reste positive en espérant une vraie chance.



Contacter Mme Francine Florent.

 

Bibliographie

La Peinture au Couteau, technique picturale, éditions Ulysse 1999.
Du gris à la couleur, biographie, Bénévent 2012. Lire un extrait




Plus d'informations sur le site de l'auteure: http://mamynoel.com/iti.html