Le principal fléau de l'humanité n'est pas l'ignorance, mais le refus de savoir.
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Simone de Beauvoir

Auteur-es

 

Géographe de formation, Gilles de Montmollin vit à Yverdon-les-Bains. Il a exercé dans plusieurs entreprises privées, dans les domaines du marketing et du conseil puis dans une administration publique en tant que secrétaire général adjoint d'un département. Début 2015, il a pris une retraite anticipée afin de se consacrer davantage à l'écriture.

Le plaisir d'imaginer une intrigue efficace pour faire vivre une belle aventure au lecteur, c'est ce qui motive sa démarche. Il découpe ses romans en scènes, comme des scénarios de film, afin de leur imprimer un rythme rapide, avec de nombreux dialogues, de l'action, du suspense, de l'amour. Et souvent des bateaux.

Dans ses histoires, il partage aussi ses observations et doutes sur la société et l'existence : l'inégalité entre les humains, le sens de la carrière, l'avenir de la planète…

Enfin, il rêve d'une machine à remonter le temps. Étudier une époque, en recréer le décor, les objets, le mode de vie, puis y transporter le lecteur, tout cela constitue un moyen de s'en approcher. En attendant que quelqu'un l'invente vraiment…

Bibliographie

 

  • Latitude noire, polar, BSN Presse 2017
  • La Fille qui n’aimait pas la foule, polar, BSN Press 2014
  • Pour quelques stations de métro, nouvelles,Mon Village 2013
  • Latitude 58, roman historique d’aventures en mer, Mon Village 2012
  • Le Sommet de la pyramide, polar, Mon Village 2010
  • La Passagère de « Stingray », roman historique d’aventures en mer, Mon Village 2008
  • Le Bateau qui naviguait tout seul, polar, Mon Village 2007 - Lire présentation et extrait;

 

Latitude noire – présentation

Une sonnerie de téléphone au milieu de la nuit. Un frère qui demande un service depuis les antipodes. Une conversation interrompue. Ensuite, le silence… Pour Serge, c’est le début d’une enquête et d'un voyage au milieu des grands espaces de l’Île du Sud de la Nouvelle-Zélande, pour tenter de retrouver ce frère en suivant sa trace jalonnée par ses maîtresses. Ce serait presque simple, si d’autres individus ne remontaient pas cette même piste. Avec des intentions diverses… Et si la clé de tout cela résidait dans le destin d’un corsaire allemand de 1941 ?


Extrait


Une demi-heure plus tard, je quitte le réseau de fjords et mets le cap au nord, laissant les petites îles Chetwode à tribord. Je ne suis pas vraiment en pleine mer : au loin, vers l’est, j’aperçois les montagnes de l’Île du Nord, surmontées d’une barre de nuages. Et, devant moi, les hauteurs abruptes de l’île d’Urville.

Derrière, bien au-delà du sillage creusé par le Boston, il y a toujours le même bateau. Je l’examine aux jumelles : une petite vedette, avec une cabine qui ne me permet pas de voir son équipage. Ce qui est certain, c’est qu’elle maintient une distance constante avec mon embarcation. Je n’aime pas ça.



La Fille qui n’aimait pas la foule  - présentation

Septembre 1972. Je rentrais seul de vacances foireuses dans le Midi. À la sortie de Brignoles, j'ai pris une fille en stop. Le genre énervant. J'aurais dû la déposer très vite sur le bord de la route. Seulement, elle avait un flingue dans son sac et j'ai voulu savoir pourquoi. Une bêtise énorme qui m'a fait traverser la France, la boule au ventre, du mont Ventoux aux rivières de Bretagne en passant par les gorges du Tarn. Mais vous comprendrez peut-être mieux si je vous dis que son cheveu sur la langue lui donnait un charme fou...

Un roman qui se lit à 6'000 tours/minute sur fond d'échappement libéré et de musique pop. Il lance aussi une terrible interrogation sur l’avenir de la planète.


Extrait


– Tu t’arrêtes ici.

Un carrefour. Un écriteau indique Sisteron à quatre kilomètres. Un autre, à gauche, Noyers-sur-Jabron, à onze. Le soleil se couche sur les montagnes à l’ouest. – Je croyais que tu allais à Sisteron.
– J’ai dit : du côté de Sisteron. Tu me poses là. À moins…

Elle a de nouveau son sourire ambigu. Pas moyen de décrypter ses yeux trop pâles. – À moins ?
– À moins que tu m’offres à manger au restaurant. Contre une nuit gratuite.

Le sourire ambigu s’accentue.
Cette fois, je ne joue pas à l’affranchi qui pige à demi-mot.
– Tu veux dire exactement quoi par là ?
– Tout simplement que je te propose un lit contre le couvert… Attention, pas mon lit ! Tu imaginais quoi ?
Je rougis.

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