Tout a déjà été dit, mais comme personne n'écoute, il faut sans cesse recommencer.
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André Gide

Auteur-es

Se présente

Née à Londres dans les années cinquante, Caroline a vécu pendant 30 ans à Stratford-upon-Avon, la ville natale de William Shakespeare. Tout en élevant ses trois enfants, elle a travaillé comme guide touristique polyglotte. Elle a occupé son temps libre à des travaux d’écriture et de rédaction, avec les fonctions de rédactrice adjointe pour le magazine « Writers’ Forum » et rédactrice de plusieurs magazines internes anglais. Elle a été également cofondatrice du « Stratford Writers’ Festival » (le Festival de Stratford pour les Ecrivains) et a écrit 5 romans inédits ainsi qu’un un livre pour enfants. Publié en Grande Bretagne en 2007, son livre « The Banker’s Daughter » (La Fille du Banquier) est une vraie histoire d’amour, de trahison et la survie, vue par des yeux allemands et se déroulant sur fond des deux Guerres Mondiales.

Depuis son émigration en Suisse dans un village de haute montagne situé dans les Alpes Valaisannes il y a presque 8 ans, Caroline s’est mise à travailler en free-lance en tant que rédactrice et correctrice d’épreuves en langue anglaise, traductrice (en 4 langues européennes) d’un large panel d’ouvrages allant des manuels juridiques pour les licenciés en droit, jusqu’aux romans à suspens. Elle a passé 40 mois en écrivant et éditant des dizaines d’articles sur la Suisse, en tant que rédactrice en chef du magazine national pour les expatriés anglophones « Hello Switzerland ». Plus récemment, elle a mené sa petite équipe vers la production et le vernissage du livre « Offshoots, World Writing From Geneva », la 13e issue de l’anthologie biennale présentant l’écriture des membres du Geneva Writers’ Group.

 

LA FILLE DU BANQUIER
par Caroline Thonger

une vraie histoire d’amour, de trahison et de survie
(livre publié en anglais en GB, novembre 2007, 255 pages et maintes photos noires et blanches)

4e de couverture

Un triangle amoureux impossible se déroule sur fond de drames du récent passé allemand, depuis l’ère de la 1e Guerre Mondiale jusqu’au 3e Reich. Eva Steinthal est née dans la dernière décennie du XIXe siècle, le 3e des 7 enfants d’un des hommes les plus riches de Berlin. Elle passe une enfance idyllique, mais comment son monde serait-il touché par les horreurs de la Grande Guerre, les conséquences terribles de la défaite, la pandémie de la grippe, l’anarchie et l’hyperinflation ? Enfermée dans un mariage sans amour, elle entreprend une liaison dangereuse avec un homme marié. Dans l’atmosphère de plus en plus antisémite de l’Allemagne des années trente, sa fille unique est envoyée hors du pays pour terminer son éducation. Une fois Hitler établi fermement au pouvoir, les frères, les sœurs et la famille d’Eva se dispersent, tandis qu’elle souffre d’une ultime trahison : l’exil de son propre pays. Sous l’ombre d’une autre Guerre Mondiale, elle échappe à l’Holocauste mais tout cela pour se trouver au Pérou. Incapable de prononcer un seul mot d’espagnol, et isolée de son ancienne vie, comment va-t-elle survivre, seule et sans amis, dans un pays étranger ?



Note de l’Auteure
A l’école, l’histoire était toujours ma matière la plus détestée, et non simplement à cause de la longue succession de rois et de reines, de batailles, de réformes et d’un fleuve sans fin de dates qu’il fallait apprendre par cœur. Quand nous sommes arrivées à ce sujet d’examen monumental, Les Causes de la Première Guerre Mondiale, le point de vue anglophile des professeurs envers les conflits du 20e siècle m’a causé une gêne subconsciente. Même dans les années 60, je me sentais vaguement coupable envers l’héritage allemande de ma mère.

Ma sœur et moi avons été élevées dans l’esprit de ne pas contredire les aînés. Bien que curieuses, nous n’avons jamais remis en question l’histoire familiale : pourquoi une grand-mère à Bruxelles, un grand-père qui vivait avec une autre femme dans l’Allemagne de l’Ouest, et nos cousins germanophones qui habitaient partout en Europe et au loin au Canada et au Brésil. Nous n’avons pas compris non plus la répugnance de notre mère à parler de son passé ; et surtout pourquoi elle cherchait à éviter toute discussion au sujet de l’élément juif de notre héritage.

Ce ne fut qu’après les décès de notre grand-mère (1993) et de notre mère (2003) que le trésor incroyable de lettres personnelles, ainsi que de photos, de documents et de biens de famille se sont révélés. Beaucoup de choses ont été cachées par notre mère. Ce fut cette découverte, avec l’héritage du journal de ma grand-mère, qui m’ont poussée à aborder la recherche de notre histoire de famille.

« La Fille du Banquier » est le contraire du conte « passer de la misère à la richesse ». L’ouvrage raconte comment une femme, née dans un monde de privilèges et de luxe dans le Berlin des années 1890, voit sa vie bouleversée par les événements tumultueux du 20e siècle. Eva Steinthal, elle-même, n’était jamais célèbre, mais elle a vécu pendant certaines périodes les plus fameuses de l’histoire. Livre basé sur la vérité, quelques-unes des scènes ont été imaginées pour bien préserver l’écoulement du récit narratif.



Petit extrait du livre

Septembre 1939, à bord de l’Orduña en destination de l’Amérique du Sud

C’était la première fois de sa vie qu’Eva devrait prendre ses propres décisions, et trouver comment survivre aux prochaines semaines exténuantes. Elle avait quitté un style de vie gâté et aisé, une maison pleine de biens précieux, ses chiens adorés et un mariage de plus de 25 ans. Ses parents âgés restaient seuls à Berlin—son père atteindrait bientôt son 89e anniversaire, et devenait de plus en plus frêle. Sa mère avait 73 ans. Six des sept enfants Steinthal, ainsi que cinq petits-enfants, avaient été forcés d’ émigrer. Il n’y avait aucune garantie de se retrouver en sécurité. Pour Eva, le voyage en bateau était d’autant plus terrible, parce que les conditions n’avaient rien à voir avec celles qu’elle et son mari Richard avaient appréciées par exemple pendant la croisière autour de la mer des Caraïbes l’année précédente, sans parler d’être à bord du paquebot de ligne le plus luxueux du monde, le Queen Mary, en traversant la mer atlantique en destination de New York.

Malgré la construction d’origine de l’Orduña avec le logement pour plus de 1'100 personnes, une fois Eva et ses compagnons de voyage embarqués sur le bateau avec tant d’anxiété, les espaces devenaient très rapidement exigus. De nombreux secteurs du bateau étaient complètement isolés, comme le complexe omnisports qui restait tout à fait hors limite et fermé durant tout le voyage. En comparaison avec les paquebots mieux aménagés, celui-ci était assez petit comme bateau. Le capitaine et l’équipage étaient davantage préoccupés par les dangers des sous-marins allemands que par les besoins des passagers ; le service à bord, même pour les personnes en première classe, était maintenu au minimum. Pendant les premiers jours du voyage il y avait très peu de nourriture fraiche, et Eva était forcée de s’habituer aux aliments en conserve.

« The Banker’s Daughter » est en vente chez l'auteure: cthonger[at]gmail.com

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