Le hasard, c'est Dieu qui se promène incognito
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Albert Einstein

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J’ai toujours été un grand lecteur, aussi loin que je m’en souvienne, j’avais en permanence un livre en lecture, des romans de préférence. Travaillant depuis plus de trente ans dans les hôpitaux, en radiologie, je glisse bien malgré moi, et dans tous mes ouvrages, un décor, des personnages ou des éléments de l’intrigue proprement dites dans le milieu de la santé. « La vie est trop courte pour la partager » est mon premier roman édité, mais cinq autres manuscrits sont éparpillés chez des éditeurs et grâce à eux, j’ai appris la patience.

Actuellement, je suis en pleine rédaction de mon prochain roman, « Aimer est un verbe irréfléchi » qui se déroule dans les arcanes étranges et parfois impudiques des sites de rencontres, sur le mode de la comédie. Je travaille également à l’écriture d’un one man show que j’avais prévu démarrer en ce début 2017 mais je dois surseoir à ce projet de scène. L’année prochaine verra donc Alain Cébius dans son premier one man show, « Plutôt nuls qu’en faux rires ».

Comment passer du stade de lecteur compulsif de romans à celui d’auteur ? Beaucoup de temps à patienter dans un bar à café sur la venue d’une personne qui ne venait pas. Tous les mots croisés des journaux avaient déjà été faits, pas de romans dans mes poches, juste mon ordinateur portable et pas de connexion Internet. Ouvrir une page « Word » et y écrire ce qu’on voudrait y lire. Mais là, on obtient une ou deux pages. Le reste n’est plus que du travail. J’essaie toujours de donner un maximum de « vrai » dans mes romans. La vérité passe pour moi avant le romanesque. Donc, est-ce que mes personnages me ressemblent ? Bien sûr. Même les plus antipathiques ? Evidemment. Lorsque j’ai pu établir le curriculum vitae de tous mes protagonistes et les ai installés dans un décor, le roman démarre. Et c’est le portrait psychologique du personnage principal que j’ai créé qui va décider si le roman sera une comédie ou une tragédie.

Pour écrire un one man show ou une comédie théâtrale, je commence d’une manière inversée. Je ne suis plus auteur mais spectateur. Assis au milieu de la salle, le rideau rouge se lève, un décor apparaît et des personnages entrent en scène. Et comme ils semblent en quête de répliques et d’histoire à raconter, je me dévoue. Et s’il n’y a qu’un seul comédien ? Eh bien commence un one man show.

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Alain Cébius, originaire du canton de Vaud, vit actuellement à Fribourg, La vie est trop courte pour la partager, Editions Hélice Hélas, 2016

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